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Testimonial: Clement Dupont

Désireux de découvrir le monde de la microfinance, je me suis mis en quête d’un stage dans ce domaine sur internet. Au fil de mes recherches et après avoir essuyé de nombreux échecs, je suis tombé sur le site internet de Sustainable Bolivia. Méfiant dans un premier temps – les prix de ce genre d’organisme étant généralement très rédhibitoires – j’ai tout de même sollicité Erik (fondateur de Sustainable Bolivia) pour un stage chez Pro Mujer, un des nombreux partenaires de l’organisation, spécialisé dans la microfinance. La réponse positive a été immédiate, et tout s’est ensuite très vite enchaîné : fixation des dates, choix de l’hébergement, et réponse à la moindre de mes questions ou inquiétudes. Partir seul de l’autre côté de la planète peut en effrayer quelques uns ; qu’ils se rassurent, le staff de Sustainable Bolivia les accompagnera dans leurs moindres démarches et met systématiquement tout en œuvre pour satisfaire aux besoins du stagiaire.

Dès mon arrivée à l’aéroport de Cochabamba, j’ai été pris en charge par John, directeur national, qui m’a emmené dans les bureaux de Sustainable Bolivia afin de me présenter au staff et aux autres volontaires présents. La convivialité se fait immédiatement sentir, et même les plus timides n’auront aucune peine à s’intégrer à la communauté. J’ai choisi de séjourner en famille d’accueil les deux premiers mois de mon expérience afin de m’imprégner au maximum de la culture bolivienne, chose que je ne regrette en aucun point. Sustainable Bolivia m’a, avant mon arrivée, communiqué de nombreuses informations avec cette famille d’accueil afin de me familiariser avec eux et me donner une idée du milieu dans lequel j’allais vivre. Grâce à cette formule, j’ai pu côtoyer le quotidien d’une famille bolivienne, en apprendre sur un pays que je connaissais très peu, mieux en appréhender ses us et coutumes. Pour mon 3e et dernier mois, j’ai voulu vivre au sein même de la communauté de Sustainable Bolivia, avec le staff et d’autres stagiaires.

L’excellente ambiance dans la maison rassurera les plus inquiets, et la rencontre d’autres stagiaires venus d’horizons tous différents est une expérience particulièrement enrichissante. Inoubliables sont les souvenirs de sorties, soirées et autres voyages en leur compagnie… Mon stage chez Pro Mujer s’est lui aussi déroulé dans des conditions idéales : Jimena Vargas, responsable des ressources humaines du groupe, m’a dès mon premier jour consulté afin de connaître mes attentes quant à ces 3 mois. J’ai été affecté en conséquence dans le département promotion, ce qui ne m’a pas empêché de me livrer à d’autres activités. Le travail de promotion consiste en la rencontre sur le terrain de la population en besoin de financement, tant en zone rurale (marchés, porte à porte) qu’urbaine (fêtes de villages, déplacement dans les campagnes reculées). Le contact est primordial afin de cerner les attentes de ceux à qui la microfinance propose son aide.

Parallèlement à cette activité, nous avons été chargé, avec un groupe de quelques stagiaires, de redéfinir la stratégie marketing du groupe à l’échelle régionale, et de le doter d’outils permettant le redressement de certaines activités aux résultats insatisfaisants. Nous avons du travailler en collaboration avec les différents services de Pro Mujer Cochabamba, ce qui m’a permis d’avoir une vision globale du groupe et d’en comprendre les rouages. Ce stage a ainsi répondu à toutes mes attentes : appréhender les enjeux, les forces et les limites de la microfinance en tant qu’outil d’aide au développement des populations les plus défavorisées. De façon plus générale, mon expérience à Cochabamba m’a en tout point ravi : découvrir un monde radicalement différent de celui dans lequel nous évoluons, autrement que par le prisme touristique, est un avantage inestimable et incroyablement marquant.

Cochabamba mérite amplement son surnom de « printemps éternel » ; l’ambiance qui y règne, l’accueil chaleureux des habitants, sa position géographique centrale, ses marchés colorés et ses délicieuses spécialités culinaires sont autant d’atouts qui en font l’une des villes les plus agréables du pays, dont il ne faut se priver sous aucun prétexte. A la question « si l’expérience était à refaire, y retournerais-tu ? », je vous laisse deviner quelle serait ma réponse, et ne peux qu’inciter quiconque à en faire autant !

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